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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 13:00

Je n'ai pas pour habitude de poster un billet le dimanche. Mais pour ce nouveau documentaire fort intéressant de Jean-Paul Jaud je fais une exception.

 

 

 

 

 

 

Synopsis :

 

1992 : Sommet de la Terre à Rio de Janeiro : pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, une enfant interpelle les responsables de la planète.

  

18 ans plus tard, nos actes ne reflètent pas les discours. La Terre est encore dans le même état et Severn attend aujourd’hui son premier enfant. Elle reprend la parole en démontrant que malgré l’urgence, il est encore possible de changer les choses.

  

Dans ce film documentaire plein d’espoir et d’émotion, Severn apparaît comme une référence pour ceux qui, du Canada au Japon en passant par la France, mettent en place des actions concrètes et positives pour respecter la biodiversité…

  

Qui répondra à l’appel de Severn ?

“Severn, la voix de nos enfants” est la suite de “Nos enfants nous accuseront”.

  

 

Il est encore possible de changer les choses. J'ai de l'espoir, partout dans le monde des petits groupes de gens s'affairent pour susciter une prise de conscience sans culpabilisation, et proposent des solutions pour conserver notre biodiversité. La pérénité de l'humanité en dépend, nous ne pouvons continuer à nous dissocier de la nature, nous avons besoin d'elle.

 

 

Quelques solutions :

 

 

  • Boycotter (je ne répèterais jamais assez) tous les aliments contenant de l'huile de palme ou des ogm.

      Liste des aliments avec de l'huile de palme

 

      Guide des aliments contenant des ogm

  • Consommer de saison et local   si possible bio, acheter les fruits et les légumes plutot au marché de son quartier qu'en super ou hyper marché.

     AMAP.org Agriculture pour le Maintien d'une Agriculture paysanne

  • Manger moins de viande, adopter un jour par semaine un régime végétarien :

       viande-info 

  • Concrètement des recettes savoureuses végétariennes et faciles à réaliser :

      recettes-vegetariennes.com

  • Selon votre budget, consommer bio le plus possible. Un annuaire complet et clair pour consommer autrement :

         Le Marché Citoyen.net

  • Consommer moins et plus utile. Adopter la simplicité volontaire et heureuse. Voir mes  articles :

 

         Paul Aries explique les dangers du capitalisme vert

     

      la décroissance soutenable et heureuse1

     

      la décroissance soutenable et heureuse2

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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 17:00

L'hiver arrive bientôt et il va falloir mettre en route le chauffage qu'il soit à l'électricité ou au chauffage centrale individuel au gaz.

Un agent d'informations de EDF m'a rendu visite pour m'informer des tarifs moins chers. Je lui fit remarquer que EDF avait peu voir pas d'énergies vertes et que j'envisageais l'éventualité de changer de fournisseurs.

Alors il  m'a donné une plaquette d'un autre fournisseur où il y a l'adresse de ce site www.fournisseurs-electricite.com , je l'ai visité par curiosité.

J'ai mené mon enquête et j'ai pensé que cela pourrait peut-être vous intéresser.

Ce site privé ne vend aucun contrat et ne favorise-à première vue- aucun fournisseur au dépend d'un autre. Vous y trouverez un comparateur d'électricité et de gaz, un classement des 10 fournisseurs de tarifs réglementés et de marché d'énegies non renouvelables et renouvelables les moins chers, et surtout -seul point interessant à noter- des articles sur tous les évènement liés à l'énergie.

  

J'y suis revenue à plusieures reprises pour faire mon article et une nuit a passée. Comme quoi la nuit porte vraiment conseil-ce pourquoi j'ai mis "à première vue" en caractères gras- car tout en consultant, me vint une idée lumineuse quand je remarquât la PUB pour le fournisseur dont la plaquette m'avait été donnée par le "représentant"de l'EDF.

 

Ce qui m'amena à me poser ces trois questions :

Pourquoi ce site privé puisqu'il y en a, déjà, un public ?

Pourquoi l'unique publicité pour ce fournisseur ? 

Pourquoi les comparateurs de ce site mettent toujours en première position le fournisseur en question que ce soit pour l'électricité ou le gaz ou l'énergie verte ?

 

Je vous laisse le soin de constater par vous mêmes et d'en tirer la conclusion.

La mienne est déjà faite et j'ai donc remanié mon billet en apportant mes remarques et ces précisions. 

 

Il existe déjà un site officiel des pouvoirs publics : energie-info.fr

qui donne un panel d'informations aussi complètes mais plus claires; mes démarches, les offres (comparateurs), mes droits, numéro azur pour l'information aux consommateurs et médiateur national.

 

Ceci étant dit,

Vous n'êtes pas sans connaître ce qu'est la réversibilité et sa loi, mais je l'explique quand même, pour ceux qui ne sauraient pas.

 

Qu'est ce que la réversibilité ?

C'est la possibilité de retourner aux tarifs réglementés proposé par les fournisseurs historiques, EDF et GDF, après avoir souscrit une offre de marché, c-a-d aux tarifs non réglementés.

 

La loi sur la réversibilité et son amendement du 25 mars 2010 :

Ce retour au tarif réglementé est possible dans le cadre d'un changement de fournisseur, au bout d'un délai minimum de 6 mois après avoir quitté les tarifs réglementés. en cas de déménagement, vous pouvez retourner aux tarifs réglementés pour votre nouveau domicile sans avoir à respecter le délai minimum. (cf/1)

Pour information, le projet de loi NOME ou Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité, constitue la prochaine étape de l’ouverture des marchés de l’électricité à la concurrence. Elle est actuellement en discussions au Parlement. Après approbation des sénateurs et des députés, la loi NOME devrait entrer en application début 2011. (cf/2)

 

Alors me direz vous on peut changer de fournisseurs au tarif réglementé pour un autre moins cher.

 

Bien que le tarif réglementé de KW du gaz ait augmenté au 1er avril dernier de 9,5% et que celui de KW d'éléctricité ait augmenté au 1er aôut dernier de 3% et que l'abonnement au contrat bleu ciel ne cesse d'augmenter de quelques centimes chaque année, je vous conseille de ne pas vous précipiter dans un changement de fournisseurs au risque de le regretter après.

 

Je vous rappelle qu'en juillet 2009, l'UFC-que choisir avait recommandé de ne pas changer de fournisseurs de tarifs réglementés pour d'autres fournisseurs de marché, que l'union française des consommateurs UFC-quechoisir.org  est opposé au texte de la loi NOME, remanié depuis et qui est, pour le moment, en cours de discussion au Parlement.

En effet le texte n° 644 actuel et pas encore définitif [...Les conditions d'achat reflètent les conditions économiques de production d'électricité par les centrales nucléaires d' Électricité de France...]- (cf/3)Cette petite phrase laisserait sous entendre la vente d'une partie de l'électricité nucléaire par EDF aux fournisseurs alternatifs mais à un prix supérieur au coût réel de production, incluant l'ensemble des investissements. A terme, cela irait mécaniquement faire augmenter le niveau des tarifs réglementés à destination du consommateur final d'où la crainte de voir après 2015 la suppression du tarif réglementé.

Ce texte sera discuté en deuxième lecture à partir de lundi 27 septembre prochain. A suivre. 

D'autre part, même si les tarifs déréglementés de ces fournisseurs alternatifs sont moins chers, leur abonnement est en moyenne plus cher que ceux d'EDF et GDF. Alors calculez bien l'économie réalisée annuel du tarif  en prenant en compte l'abonnement sur l'année. 

Si, dans le souci du respect de l'environnement, vous optez pour un fournisseur d"énergie verte, sachez que d’après l’enquête de UFC-Que Choisir confirmée par un rapport de Greenpeace, le seul fournisseur alternatif fiable d’électricité verte est Enercoop . Il est le seul opérateur à garantir que 100% de l’électricité qu’il vend est réellement issue d’énergies renouvelables. Concrètement, cette électricité est fournie par dix-neuf petits producteurs répartis dans toute la France (sauf un en Suisse) : neufs ont opté pour l’éolien, sept pour le photovoltaïque, deux pour la petite hydraulique (c’est-à-dire en dessous de 10 mégawatts) et un pour le biogaz (méthanisation de déchets agricoles issus d’une exploitation dans les Pyrénées). La plupart des dix autres opérateurs « se contentent de revendre l'électricité achetée à EDF et principalement produite à partir du nucléaire. Or ce n'est pas parce qu'elle n'émet pas de CO2 que la technologie nucléaire est respectueuse de l'environnement (déchets nucléaires). Cependant ses tarifs beaucoup plus élevés que ceux de ses concurrents sont un frein pour prendre contrat.

 

Je vous conseille donc avant de changer de fournisseur d"énergie, d'attendre quel le texte définitif de la loi NOME soit adopté au Sénat, de bien prendre en compte l'abonnement et le tarif dans vos calculs et enfin de vérifier d'où vient cette énergie.

 

Si malgré cela vous n'êtes toujours pas sûrs, renseignez vous sur le site d'informations des pouvoirs publics pour les consommateurs particuliers et professionnels d'électricité et de gaz naturel :

energie-info.fr       

 

 

Sources :

 

1/ Adoption de la loi sur la réversibilité au Sénat

2/ Loi NOME: obget du texte-étapes de la discussion-la vidéo : la loi en trois question(à voir)-séances publiques : amendement et discussions le 27, 28, 29 septembre 2010

3/ Sénat-1ère lecture texte de la commission n°644-lire cette phrase à Article Ier-Alinéa II-Après les mots :  le territoire métropolitain continental.

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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 08:00

 

Pour signer la pétition cliquez sur la bannière Non à la propagande pro-viande dans les écoles

 

Pour informations les conséquenques de manger trop de viande :

 

1) Faim dans le monde :

Près d’un milliard deux cents millions d’humains sont sous-alimentés. L’élevage détourne des ressources nécessaires à l’alimentation humaine.

2) L'élevage intensif, un concentré de souffrance :

Il est impossible de produire une telle quantité de viande sans entasser les animaux, les doter de corps difformes à force de sélections génétiques, les adapter de force par des mutilations à des conditions de vie qui limitent drastiquement leurs comportements.

 

 3) L’élevage intensif accentue l’effet de serre et la déforestation :

En 2006, un rapport de la FAO indiquait que l’élevage était responsable de 18% des émissions annuelles des gaz à effet de serre (GES) dans le monde. Après une enquête de 3 ans publiée en juin 2009, Greenpeace affirme que l’élevage bovin est responsable à 80% de la destruction de la forêt amazonienne (pâturage, culture fourragère).

 
4) Viande, gaspillage et pollution de l’eau :

Environ 5 000 L d’eau sont nécessaires pour produire 1 000 kcal d’aliments d’origine animale. L’élevage, y compris la pisciculture, est la plus grande source sectorielle de polluants de l’eau.

5) La surconsommation de viande nuit à la santé humaine :

En élevage intensif, l’usage important d’antibiotiques contribue à l’antibiorésistance, La surconsommation de viande a pour effet d’augmenter la prévalence des affections suivantes : cancers (colon, prostate), maladies cardio-vasculaires, hypercholestérolémie, obésité, hypertension, ostéoporose, diabète.

6) Le contribuable paie cette production de viande intensive :

 Les aides européennes : Le montant des interventions de l’UE, (hors promotions) ainsi que le montant des aides directes à la filière animale en 2009 s’élève ainsi à plus de 3 milliards euros. Par ailleurs, les éleveurs peuvent acheter du fourrage bon marché grâce aux subventions de l’UE pour la production de fourrage. Les promotions, Par exemple, en 2008, le Centre d’Information des Viandes, CIV, spécialisé dans la promotion de la viande, a décroché une aide de 899 844 euros[6] sur 3 ans.
Les aides nationales : ex : en 2008, la filière cunicole a bénéficié d’une aide de l’État d’un million d’euros.

Le soutien public à l’industrie de la viande ne se traduit pas uniquement par des aides financières. la sous-tarification de l’eau à usage agricole profite significativement à la production de viande qui est particulièrement gourmande en eau.

C’est l’argent public qui est mis à contribution pour tenter de limiter les effets des dégradations de l’environnement imputables aux élevages (pollutions des eaux, algues vertes...) .

C’est aussi la collectivité qui finance les dépenses de santé liées aux pathologies imputables à la surconsommation de viande, de même que celles liées aux grippes aviaire, porcine et autres maladies de la vache folle.

 

Par ailleurs, il semble que les consciences de nos élus se reveillent. À l'hotel de la Questure de l'Assemblée Nationale le 19 mai dernier plusieurs députés dont Yves Cochet (EE), François Grosdidier (UMP), Geneviève Gaillard (PS), Gérard Bapt (PS), le sénateur Jacques Muller (EE), Jacques Boutault (maire de Paris 2e), étaient favorable à la promotion d'une journée hebdomadaire végétarienne.
François Grosdidier, député UMP de Moselle et maire de Woippy,a déclaré : "Nous pensons que l'humanité progresse vers une plus grande sensibilité envers les animaux, pourtant nous assistons à une régression du bien-être animal liée à la surconsommation de viande." C'est le constat que dresse ce député qui ne cache pas les débats houleux soulevés par ces questions au sein de son groupe parlementaire. Pour lui, c'est le productivisme qui est responsable de cette situation. Il affirme qu'il est facile d'expliquer les méfaits de la viande et important de forger le goût des enfants au végétarisme. C'est notamment la responsabilité des collectivités locales qui peuvent jouer un rôle important vers cette évolution.
Yves Cochet député de Paris souligne la surconsommation de viande dans les pays de l'OCDE et la nécessité de diminuer la consommation de viande via notamment l'instauration, dans la loi, d'un jour végétarien hebdomadaire. Son groupe avait déjà déposé un amendement dans le cadre du Grenelle2 qui avait été refusé. Il fait appel à l'opinion publique pour l'appuyer dans sa détermination de représenter l'amendement.

 

Mais tous ces députés réussiront ils a convaincre les autre députés et à faire voter cette loi ? A suivre...

 Le message est clair. Il me semble que nous pourrons appuyer cet amandement en signant les pétitions, en adoptant un régime végétaien ou au moins en boycottant la viande industrielle pour de la viande issue de l'élevage fermier ou bio, en choisissant de manger végétarien une fois par semaine. Quand dites vous ?

 

 

Le lien vers les 2 vidéos relayées par ViandeInfo et  l'association de défense des animaux L214 de ce dîner-débat à l'hotel de la Questure :

 

François Grosdidier, député UMP :

http://www.youtube.com/watch?v=M61yIYSFQcI&feature=player_embedded

Yves Cochet (EE) , député de Paris :

http://www.youtube.com/watch?v=9v_x_gg7jSo&feature=player_embedded

 

Pour en savoir plus :

 

ViandeInfo-l'impact de la viande sur les humains, les animaux et l'environnemnt.

L214 éthique et animaux.

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 14:30
 « Celui qui croit que la croissance peut être infinie dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste. » Kenneth Boulding (1910-1993), économiste et président de l'American Economic Association.

Faisons l'état des lieux de notre planète.

Démographie mondiale : actuellement 6,7 milliards d'humains; en 2050 9 milliards.

20% des humains possèdent 80% des richesses.

Selon la FAO 1,02 milliards de personnes souffrent de la faim en 2010

Le programme contre la faim de la FAO nécéssite 44 milliards de dollars. Au dernier sommet de la sécurité alimentaire la somme n'a pas été réunie.

Par contre :

Le budget annuel mondial de l'armement est de 12 000 milliards de dollars.

Le budget annuel mondial de la publicité est 900 000 milliards de dollars.

D'après le PNUE (Programme des Nations Unis pour l'environnement), les pertes et gaspillages mondiales le long des systèmes de production, distribution et consommation alimentaires représentent 100 milliards de dollars par an,voir le rapport "the environnement food crisis" en français

Selon une estimation de la British Royal Society, si l'on pratiquait une agriculture naturelle, les 1,2 milliard d'hectares de terres cultivables actuellement disponibles sur la planète pourraient fixer entre 6 et 10 milliards de tonnes de CO2.

Un plein d'agro-carburant pour un 4×4, c'est 250 kg de céréales, soit la ration d'un homme pendant un an!

La fabrication d’automobiles consomme des quantités énormes de matières premières et d’énergie. Une voiture pesant 1 450 kilogrammes contient 800 kg d’acier, 180 kg de fer, 112 kg de plastique, 86 kg de fluides, 85 kg d’aluminium et 62 kg de caoutchouc. L’assemblage consomme 150 000 litres d’eau, divers détergents sont utilisés, des solvants, des enduits, et d’autres produits chimiques. Il n'existe pas de voiture propre tant au niveau de sa construction que de ses carburants.

1 kilogramme de boeuf nécéssite 7kg de céréale, 15 000l d'eau et est équivalent à 8kg de carbone en moyenne. Source ADEME

La capacité de la terre à pouvoir absorber les GES (gaz à effet de serre) dont le carbonne est de 3 milliards de tonnes/an.

Depuis ces dernières trente années et aujourd'hui l'humanité dégage 7 milliards de tonnes/ans.

Sachez que dans l'utilisation d'internet 1 clic dégage 7g de carbone. Voir ou revoir Paul Ariès explique les dangers du capitalisme vert

En 2050 ce sera la fin des réserves prouvées de pétrôle.

En 2072 ce sera la fin des réserves prouvées de gaz naturel. Source Terre sacrée.org

Sachant tout cela qu'est ce que la décroissance soutenable ?

Je cite quelques extrait du texte de  Bruno Clémentin et Vincent Cheynet de l'Institut d'Etudes Econonomiques et Sociales pour la Decroissance Soutenable

[La contestation de la croissance économique est un fondement de l'écologie politique. Il n'est pas de croissance infinie possible sur une planète finie. Trop dérangeante, car en rupture radicale avec notre développement actuel, cette critique fut vite abandonnée au profit de concepts plus souples, comme le "développement durable". Pourtant, rationnellement, il n'existe guère d'autres voies pour les pays riches (20 % de la population planétaire et 80 % de la consommation des ressources naturelles) que de réduire leur production et leur consommation afin de "décroître".

Il n'est pas besoin d'être économiste pour comprendre qu'un individu, ou une collectivité, tirant la majeure partie de ses ressources de son capital, et non de ses revenus, est destiné à la faillite. Tel est pourtant bien le cas des sociétés occidentales, puisqu'elles puisent dans les ressources naturelles de la planète, un patrimoine commun, sans tenir compte du temps nécessaire à leur renouvellement. Non content de piller ce capital, notre modèle économique, fondé sur la croissance, induit en plus une augmentation constante de ces prélèvements. Les économistes ultra-libéraux comme les néo-marxistes ont éliminé de leurs raisonnements le paramètre «nature», car trop contrariant. Privé de sa donnée fondamentale, notre modèle économique et social se trouve ainsi déconnecté de la réalité physique et fonctionne dans le virtuel. Les économistes vivent en fait dans le monde religieux du 19e siècle où la nature était considérée comme inépuisable. Nier la réalité au profit d'une construction intellectuelle est le propre d'une idéologie. Nous pouvons donc considérer que l'économie actuelle est avant tout de nature idéologique, fût-ce par défaut. La réalité est plus complexe, car le système économique est en fait largement livré à lui-même, sans contrôle politique...]

 

Le théoricien de la décroissance :

L'économiste roumain Nicholas Georgescu-Roegen (1906-1994) est le père de la décroissance (je vous recommande de lire son livre La décroissance, Éditions Sang de la Terre.) point n'est besoin de l'acheter, on peut le trouver à la bibliothèque municipale ou nationale).

Nicholas Georgescu-Roegen distingue la «haute entropie», énergie non disponible pour l'humanité, de la «basse entropie» énergie disponible. Il démontre simplement que chaque fois que nous entamons notre capital naturel, comme les énergies de stock, nous hypothéquons les chances de survie de nos descendants. «Chaque fois que nous produisons une voiture, nous le faisons au prix d'une baisse du nombre de vies à venir». Il met en évidence les impasses de la "croissance zéro" ou de "l'état stable" que prônent des écologistes. En effet, même si nous stabilisions notre économie, nous continuerons à puiser dans notre capital.

 

L'objectif d'une économie saine

Nous nommerons économie saine un modèle économique qui, au minimum, ne toucherait pas au capital naturel. L'idéal serait de reconstituer le capital naturel déjà détruit. Mais, le premier objectif d'une humanité vivant sur les revenus de la nature constitue déjà un défi extraordinaire. Nous pouvons même nous demander si cet objectif est encore réalisable et si le point de non-retour n'a pas déjà été franchi. De toute manière, cet objectif est le seul envisageable pour l'humanité, tant d'un point de vue moral que scientifique.

Moral, car il est du devoir, de la responsabilité de chaque individu et de l'humanité de préserver son environnement et de le restituer à ses descendants, au minimum, dans l'état où il lui a été confié.

Scientifique, car imaginer que l'humanité a les moyens de coloniser d'autres planètes relève du délire...]

 

La décroissance soutenable

Tout le problème consiste à passer d'un modèle économique et social fondé sur l'expansion permanente à une civilisation «sobre» dont le modèle économique a intégré la finitude de la planète. Pour passer de notre civilisation à l'économie saine, les pays riches devraient s'engager dans une réduction drastique de leur production et de leur consommation. En termes économiques, cela signifie entrer dans la décroissance. Le problème est que nos civilisations modernes, pour ne pas générer de conflits sociaux, ont besoin de cette croissance perpétuelle. Le fondateur de la revue The Ecologist, l'écologiste millionnaire et conservateur Edwards Goldsmith avance qu'en réduisant de 4 % par an et pendant 30 ans la production et la consommation, nous aurions une chance d'échapper à la crise climatique. «avec un minimum de volonté politique» (5). Facile à dire sur le papier, fût-il recyclé ou simplement blanchi sans chlore ! La réalité sociologique est tout autre. Même les riches des pays riches aspirent à consommer toujours plus. Et ce n'est pas «un minimum de volonté politique» qui serait nécessaire si un groupe désirait conduire cette politique d'en haut, mais bien un pouvoir totalitaire. Celui-ci aurait toutes les peines pour contrer une soif sans fin de consommation attisée par des années de conditionnement à l'idéologie publicitaire. A moins de rentrer dans une économie de guerre, l'appel à la responsabilité des individus est la priorité. Les mécanismes économiques conduits par le politique auront un rôle fondamental à jouer, mais demeureront secondaires. Le tournant devra donc s'opérer "par le bas", pour rester dans la sphère démocratique.

[...L'histoire nous démontre que les crises ont rarement des vertus pédagogiques et qu'elles engendrent le plus souvent des conflits meurtriers. L'humain en situation périlleuse privilégie ses instincts de survie, au détriment de la société. La crise de 1929 a amené au pouvoir Hitler, les nazis, les fascistes, les franquistes en Europe et les ultras nationalistes au Japon. Les crises appellent des pouvoirs forts avec toutes les dérives qu'ils engendrent. Tout l'objectif consiste, au contraire, à éviter la régulation par le chaos. C'est pourquoi, cette décroissance devra être «soutenable». C'est-à-dire qu'elle ne devra pas générer de crise sociale remettant en cause la démocratie et l'humanisme...]

Je vous recommande de visiter le site de l'IEESDS où vous trouverez toutes la documentation et les explications sur la décroissance soutenable.


Concrètement la décroissance soutenable c'est vivre simplement. Ne pas entrer dans le jeu des publicitaires, des lobbies et des marques de produits finis. Ne pas consommer sans dicernement et pratiquer le boycotte, ne pas surconsommer pour pallier à son mal être. Vivre avec plus d'amour, de tolérance envers autrui, de dialogue, de joie et moins d'arrogance. Retrouver les valeurs morales et philosophiques de l'être et non du paraître, essayer de réaliser l'accomplissement de soi sans égoïsme,redevenir des être humains dignes de l'éthique humaniste. Accepter de produire autrement, de travailler moins et de posséder moins, consommer intelligemment, réapprendre le partage.    

Avons-nous besoin de deux téléviseurs par foyer, d'un ordinateurs pour chaque membre de la famille, du dernier téléphone portable à la mode, de se vêtir avec des vêtements de marque ?

Avons-nous besoin de jetter le sêche-cheveux en panne (alors qu'il est très facile de le réparer soi-même, je l'ai fait) pour en racheter un autre ?

Avons-nous besoin, quand ce n'est absolument pas nécéssaire, de trois automobiles par famille (si si j'en connais) une pour le père, une pour la mère et une pour le fils ou la fille aînée, d'un deux-roues pour le cadet ou la cadette ?

C'est tout le système capitaliste et son satané PIB, cet indicateur économique des richesses crées d'un pays donné qui est à bamnir car ils ne prennent pas en compte le stock des ressources naturelles, l'impacte nuisible du productivisme sur l'environnment mais surtout ils ne tiennent pas compte du bonheur, du bien être social et de la qualité de vie de ses habitants.

Il est temps de passer à un système d'économie saine, la décroissance soutenable des pays riches et l'aide au développement durable des pays émergents et pauvres.

Développer les énergies renouvelables, le solaire, l'éolien, la marée-motrice, la géothermie, la biomasse, un peu d'hydraulique (se servir des barrages existants mais ne pas en construire de nouveaux), sortir peu à peu du nucléaire, le temps de la réorganisation. Il faudra une réduction drastique de notre consommation énergétique qui sera réservée à l'usage de survie (les hôpitaux). Les ressources énergétiques fossiles seront réservées à la fabrication des matièriaux nobles dont on a besoin pour la fabrication du materiel médical, paramédicale, des médicaments--Il n'est pas question de revenir à l'âge de pierre-- Les transports aériens et le moteur à explosion seront délaissés au profit du train, de la marine à voile, du vélo, de la traction animale à condition que la production d'aliments pour les animaux soit soutenable.

Bien entendu, toute notre civilisation serait bouleversée par ce changement de rapport à l'énergie. Il signifierait la fin des grandes surfaces au profit des commerces de proximité et des marchés, des produits manufacturés peu chers importés au profit d'objets produits localement, des emballages jetables au profit des contenants réutilisables, de l'agriculture intensive motorisée au profit d'une agriculture paysanne extensive. Le réfrigérateur serait remplacé par une pièce froide, le voyage aux Antilles par une randonnée à vélo dans les Cévennes, l'aspirateur par le balai et la serpillière, l'alimentation carnée par une nourriture quasiment végétarienne, etc.

Je vous entends rire... Devant toutes ces mesures pour entrer dans la décroissance soutenable la plus part d'entre vous resteront incrédules. Il est difficile de se remettre en cause lorsque l'on a été élevé au biberon médiatico publicitaire de la société du consumérisme.

Nous pensons que la techno-science peut résoudre tous les problèmes que l'homme s'est créer.Les scientifiques recherchent le gêne de l'obèsité pour l'éradiquer alors qu'il suffit de se mettre au régime et de manger équilibrer. On invente un produit chimique pour dépolluer une rivière alors qu'il suffit de ne pas polluer. Ces comportements symptomatiques de nos civilisations modernes ne sont que des fuites en avant qui nous mènent peu à peu à notre propre destuction. Plutôt que de remettre en cause nos modes de vie nous recherchons des réponses techniques ou scientifiques pour résoudre des problèmes que nous nous sommes créer. La décroissance soutenable nous semble impossible parce que les barrières sont dans nos têtes plus que dans les difficultés à la mettre en place. Nous sommes contionnés dès le plus jeune âge à l'idéologie de la croyance en la science, du progrès et de la consommation par le capitalisme.

La priorité est de s'engager individuelement dans la simplicité volontaire. C'est en changeant nous-même que nous transformerons le monde. 

Ce ne sera qu'au prix du changement de nos modes de vie et de nos mentalités que nous pourront perpétuer l'humanité et donner une chance à nos générations futures de vivre heureux tout simplement.

 

Définition d'un concept

Si nous revenons à la définition du concept "développement durable", c'est-à-dire : «ce qui permet de répondre aux besoins des générations actuelles, sans pour autant compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins», alors, le terme approprié pour les pays riches est bien la «décroissance soutenable». Bruno Clémentin et Vincent Cheynet.

 

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 09:00

Pour répondre à cette question, j'ai lu pas mal de livres à la bibliothèque municipale et nationale sur l'économie capitaliste et la décroissance soutenable (chose pas facile à comprendre pour une novice comme moi) et je me suis beaucoup documenté sur internet (un outil fomidable).

Avant de vous expliquer ce qu'est la décroissance soutenable, je dois faire une mise au point sur le capitalisme et sa croissance exponentielle, qui loin d'être un système démocratique est bel et bien une dictature. Non, “dictature” n'est pas un mot trop fort pour qualifier l'hégémonie mondiale de la finance sur nos vies.

Alors qu'il se vante d'être le seul système économique qui favorise la démocratie sur Terre (postulat à la base mensonger, puisque de nombreuses dictatures ont été installées puis soutenues par des pays «démocratiques» dont, en tête, les USA…), le capitalisme financiarisé, par ses agissements à l'encontre des puissances publiques qui se sont massivement endettées afin de le sauver de ses propres abus, nous prouve aujourd'hui qu'il n'en est rien.

Ce qui distingue les démocraties des dictatures, c'est la liberté politique et la séparation des pouvoirs, jumelées à l'existence d'un rituel électoral qui permette aux peuples d'exercer, de temps à autre, leur «souveraineté»  articles n°10 et 11 de j'accepte le contrat tacite des gens qui dorment. Comme l'exprimait un slogan désabusé de Mai 68, la dictature c'est “Ferme ta gueule” et la démocratie, c'est “Cause toujours”... Or, il est désormais criant que nos soi-disant démocraties sont placées sous l'autoritarisme des «marchés», pilotés par une nébuleuse de rapaces que personne n'a élus tandis que nos dirigeants, «élus démocratiquement», leur obéissent au doigt et à l'œil et, pour ce faire, se mettent à nous dire ouvertement “Ta gueule”. Pardonnez moi les grossieretés qui vont suivrent, je suis quelque peu agacée par le cynisme ne nos élus passés et actuels et des lobbies.

Ce qui caractérise ce fonctionnement économique, c’est l’absence de légitimité élective des nouveaux dirigeants masqués de la planète. Par contre, nous avons élu les grouillots qui leur servent de porte-voix. Ce n'est pas moi qui le dit c'est Charles Wyplosz, professeur d'économie à l'Institut de hautes études internationales et du développement de Genève, qui déclare que les États européens doivent faire la danse du ventre devant les marchés et qu'ils n'ont pas d'autre choix que de se soumettre, où est passée la liberté politique ? On voit bien que nos élus ne sont que des pantins qui y ont renoncé. Où est passée la séparation des pouvoirs ? On voit bien que c'est la finance qui les concentre.

Quand on mesure les conséquences désastreuses de la crise depuis 2008 sur la vie quotidienne des populations, quand on découvre le contenu des plans de rigueur plus ou moins drastiques que veulent nous infliger nos dirigeants («élus démocratiquement») afin de «rassurer» ou «ne pas décevoir» le foutoir spéculatif, on constate que nos élus sont non seulement les larbins d'un système économique inique et suicidaire, mais des traîtres qui œuvrent de concert contre le bien-être des citoyens qui ont voté pour eux.

Nos démocraties ne sont même plus indirectes ou semi-directes. Souvenez-vous du référendum du 29 mai 2005 sur la Constitution européenne : le Traité de Lisbonne, bien que rejeté dans les urnes par la majorité des Français, a finalement été ratifié par voie parlementaire. Aux manettes de ce pur déni de démocratie, notre président, porte-voix d'une Europe totalement dévouée aux marchés et à la finance.

La dictature, c'est la mise sous contrôle des populations sans leur adhésion : c'est bien de cela qu'il s'agit et cette crise nous le prouve de manière éclatante.

 

Les dictateurs ont toujours eu un visage. Désormais, ce régime totalitaire unique avance masqué. Il y a dix ans, dans son livre Une étrange dictature, Viviane Forrester pointait cette nouvelle forme de prédation, omnipotente mais invisible. Elle avait vu que l'ultralibéralisme coulait son idéologie absolutiste dans un climat, un décor et des structures démocratiques. Si les noms et les visages de nos gouvernants sont connus, ils ne sont que des paravents qui se servent des clés confiées par leurs peuples pour agir au service de leur ennemi, un immense prédateur qui se planque sous le voile du parasitisme économique.

D'autant plus masqué que ce consortium de financiers et de trust industriels de toute catégories (pétrôliers, gaziers, constructeurs automobiles, agro-industriels, agriculteurs et éleveurs de masse, ect...) ont repeint le capitalisme  en vert, pour mieux nous entubés, sous le nom du développement durable.

Comprenez-vous à quel point on nous prend pour de pauvres cons !

Mais peut-être allez-vous me dire que je parle le langage des populistes, terme très utilisé par les détracteurs de la décroissance soutenable.

NB : je viens d'atteindre mon quotat de clics et d'heure d'internet que je me suis imposé pour ne pas faire chauffer ma facture d'énergie électrique et le climat de la planète par la même occasion aussi la suite au numéro 2.

 

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 06:36

L'Homme qui plantait des arbres est une nouvelle de Jean Giono. Il y raconte la vie d'un homme en Provence, qui redonne vie à une terre aride en y semant des glands de chêne. L'auteur a volontairement mis le texte dans le domaine public à sa création, et a été traduit dans de nombreuses langues. Ce conte philosophique fera des émules de par le monde. Il a inspiré le reboisement en Provence.

Jean Giono, écrivain et cinéaste, a grandi en Provence, et en décrit les différentes facettes dont la population, les paysages et la vie. Son rapport avec l'environnement, son passé, sa participation en tant qu'appellé durant la Première Guerre mondiale, ainsi que l'exode rural dont il a été témoin dans la Provence, l'on conduit à cette œuvre, et à d'autres œuvres humanistes et écologistes avant l'heure. A relire sans modération...

Le réalisateur canadien Frédéric Back en a fait un court-métrage (30 minutes) magique, un film d'animation pour Radio-Canada, inspiré par l'écrivain, il a replanté une forêt au Canada, qu'il a dédié à Monsieur Giono.

 

Première partie

 

 

 
 
Deuxième partie
 
 
 
Cette planète , nos enfants nous l'ont prétée ....tachons de leur rendre encore habitable et riche de sa diversité.

  

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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 12:50

Cette initiative fait de plus en plus parler d'elle. Les gens veulent désormais investir leur argent dans des placements sûrs, durables et éthiques. Alors pourquoi ne pas souscrire à un Plan Epargne Zébu ? Quésaco !? Qu'est-ce c'est ? Oui, vous avez bien lu.

C'est l'idée fantasque mais biern réelle de Stéphane Geay reconverti depuis plus de 10 ans dans la finance animalière et le micro-crédit. Il a créé en 1996 la ZOB, Zébu Overseas Board un organisme de droit malgache qui vous invite à investir dans un zébu, une brebis, une chèvre, un cochon ou un dromadaire. Votre animal sera confié en location-vente à un paysan pauvre de Madagascar, en Asie, en Amérique latine ou en Afrique. Vous devenez un véritable partenaire économique et non plus un simple donateur anonyme. Ce plan épargne contribue à un élevage traditionnel et à une agriculture biologique, conditions d'attribution de l'animal au paysan d'accueil qui deviendra le propriétaire au terme du remboursement du capital et des intérêts (entre 3% et 7%) grâce aux produits de son élevage et de son agriculture. Ensuite vous êtes libre de récupérer votre argent en monaie locale ou de le réinvestir. Une façon amusante et utile d'épargner éthique et durable.

Les plans d'épargne zolidarité de Zébu Overseas Board 

 

Une association française Zébunet  a repris l'idée de M. Geay.

Les plans d'épargne de Zébunet 

 

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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 10:22
Dépassant la simple dénonciation d'un système agricole perverti par une volonté de croissance irraisonnée, Coline Serreau nous invite dans « Solutions locales pour un désordre global » à découvrir de nouveaux systèmes de production agricole, des pratiques qui fonctionnent, réparent les dégâts et proposent une vie et une santé améliorées en garantissant une sécurité alimentaire pérenne.
 
 
Consommer bio, local et de saison, c’est reprendre contact avec celles et ceux qui nous nourrissent, retrouver la fraîcheur des aliments et les saveurs du terroir. C’est aussi encourager la production alimentaire près de chez soi et, par la même occasion, l’autonomie alimentaire et un partage plus juste des ressources nourricières avec le reste du monde.
Consommer local, de saison et bio permet de réduire l’impact environnemental de notre alimentation en évitant les transports, les stockages, les engrais et pesticides de synthèse. On contribue ainsi à restaurer la qualité des sols, à maintenir des paysages entretenus. Les produits que l'on achète sont adaptés aux spécificités régionales, et consommés à maturité, ils sont meilleurs encore.
 
Oui mais  :

C’EST CHER ?
Avec un peu d’imagination, le surcoût des aliments bio peut facilement être compensé :

  • En privilégiant des circuits courts,  acheter local.
  • En achetant les justes quantités, plus de gâchis (selon l'ADEME  7kg de d'aliments par habitant et par an sont jetés en France)
  • En remplaçant une part des protéines animales (la viande) par des protéines végétales (par exemple les légumineuses),
  • En utilisant des céréales complètes plus nourrissantes.
 
Les liens pour agir :
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 15:01

 La majorité des consommateurs achètent leur nourriture en grandes surfaces. Beaucoup d'entre eux achètent non bio le plus souvent par soucis d'économies, c'est vrais qu'ils sont encore assez chers, de plus certains achètent des produits finis tels les plats préparés, les gateaux aux allures appétissantes. Qui ne craquerait pas devant une tarte aux cerises joliment présentée dans son emballage transparent et de surcroît pas chère ? Moi-même, je l'avoue, j'ai été tentée mais après la lecture de sa composition, je l'ai vite reposée dans son rayon.Souvent trop pressés, nous ne prenons pas le temps de lire la composition du produit que nous achetons au supermarché. Je l'ai fait pour vous en me faisant aider par un site génération bio et un article de Claude Bourguignon, ingénieur agronome expert du sol auprès de l'UE qui est consultant d'un autre site, fort interessant, Colibris-Mouvement pour la terre et l'humanisme.
Voici son analyse à la loupe de tous les ingédients de la tarte aux cerises :

La farine

Les grains de blé ont été enrobés d'un fongicide avant semis. Pendant sa culture, le blé a reçu de deux à six traitements de pesticides selon les années, un traitement aux hormones pour raccourcir les tiges afin d'éviter la verse et une dose importante d'engrais : 240kg d'azote, 100kg de phosphore et 100kg de potassium à l'hectare. Dans le silo, après récolte, les grains sont fumigés au tétrachlorure de carbone et au bisulfite de carbone puis arrosés au chlopyriphosméthyl. Pour la mouture, ma farine reçoit du chlorure de notrosytel. Puis de l'acide ascorbique, de la farine de fève, du gluten et de l'amylase.

La poudre levante

Elle est traitée au silicate de calcium et l'amidon est blanchi au permanganate de potassium.

Les corps gras

Ils reçoivent un antioxydant comme l'hydroxytoluène de butyle et un émulsifiant type lécithine.

Histoire de la crême

Les oeufs proviennent d'un élevage industriel où les poules sont nourries aux granulés contenant des antioxydants (E300 à E311), des arômes, des émulsifiants comme alginate de calcium, des conservateurs comme l'acide formique, des colorants comme la capsanthéine, des agents liants comme le lignosulfate et enfin des appétants pour qu 'elles puissent avaler tout ça comme l'acide cholique et une enzyme pour retirer le sucre du blanc.


Le lait provient d'un élevage industriel où les vaches reçoivent une alimentation riche en produits chimiques : des antibiotiques comme le flavophospholipol (E212) ou le monensin-sodium (E714), des antioxydants comme l'ascorbate de sodium (E301), l'alpha-tocophérol de synthèse (E307), le buthyl-hydrox-toluène (E321) ou l'éthoxyquine (E324), des émulsifiants comme l'alginate de propylène-glycol (E405) ou le polyèthylène glycol (E496), des conservateurs comme l'acide acétique, l'acide tartrique (E334), l'acide propionique (E280) et ses dérivés (E281 à 284), des composés azotés chimiques comme l'urée E801), ou le diurédo-isobutane(E803), des agents liants comme le stéarate de soduim, des colorants comme le E131 ou 142 et enfin des appétants pour que les vaches puissent manger tout cela comme le glutamate de sodium. De plus elle sont souvent nourries au tourteau de soja ogm.

Les huiles ont été extraites par des solvants comme l'acétone puis raffinés par l'action de l'acide sulfurique, puis lavage à chaud, neutralisées à la lessive de soude, décolorées au bioxyde de chlore ou au bicarbonate de potassium et désodorisées à 160°C avec du chlorure de zinc. Enfin, elles ont été recolorées à la curcumine.

La crême, une fois obtenue, elle reçoit des arômes et des stabilisants comme l'acide alganique (E400).

Histoire des cerises

Les cerisiers, ont reçu pendant la saison entre 10 et 40 traitements de pesticides selon les années. Les cerises sont décolorées à l'anhydride sulfureux et recolorées de façon uniforme à l'acide carminique ou à l'érythrosine. Elles sont plongées dans la saumure contenant du sulfate d'aluminium et à la sortie elles reçoivent un conservateur comme le sorbate de potassium (E202). Elles sont enfin enduites d'un sucre qui provient de betteraves qui, comme le blé, ont reçu leur dose d'engrais et de pesticides. Le sucre extrait par décantation à la chaux et à l'anhydride sulfureux puis décoloré au sulfoxylate de sodium, puis raffiné au norite et à l'alcool isopropylique. Il est enfin azuré au bleu anthraquinonique.

Je sais, être consom'acteur n'est pas facile car nous n'avons pas encore systematiquement les reflexes de lire la composition du produit fini, d'intégrer que certains ingrédients tels les oeufs, le lait proviennent de l'élevage industriel, de savoir que la farine est industrielle. De boycotter certains produits finis contenant de la graisse de palme ou non issus de l'agriculture durable dans le respect de la santé de l'homme, le respect du vivant et celui de l'environnement.

Maintenant vous êtes informés, vous savez dans quoi vous marchez...

 

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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 16:45

L’huile de palme est 30 à 40% moins chère que les autres huiles. Sa production devient complétement démente pour la biodiversité et sa consommation néfaste pour notre santé.En Malaisie, il n’y a plus de forêt primaire. En Indonésie, 75% a disparu. A Java, Sumatra, Bornéo et en Papouasie, il n’y aura plus d’arbres d’ici 5 ans.

L’huile de palme étant une graisse saturée, à titre de comparaison, l’huile d’olive contient 15% de graisse saturée, l’huile de palme environ 50% de graisse saturée. Elle est à l’origine du "mauvais" cholestérol qui bouche les artères, ce qui entraîne des Accidents Vasculaires Cérébraux ou des infarctus.

L’huile de palme est présente dans un produit alimentaire empaqueté sur deux vendus en Europe. On trouve de l’huile de palme partout : principalement en alimentation humaine (chips, frites, biscuits, pâtes à tartiner, margarine…), mais dans bien d’autres produits notamment cosmétiques, et dans les agro carburants. Attention, l’huile de palme peut aussi se trouver dans des produits Bio. Il faut donc lire les étiquettes avant d’acheter les produits transformés.

ALORS BOYCOTTONS, N'ACHETONS PAS CES PRODUITS !

 

 

 
 
Vous vous sentez concernés :
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Présentation

  • : Le monde de Lucha
  • Le monde de Lucha
  • : réagir à l'avenir de notre société et de la planète en parlant de politique,de société, d'environnement et de causes animales.
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  • Marie-Paule F
  • Je tiens aux valeurs de la Démocratie et à la liberté d'expression. Lanceuse d'alerte contre l'injustice et contre la bêtise je milite, non pour un parti politique, mais dans diverses associations de défense des droits des animaux, des enfants et des Hommes.Je suis une agitatrice de conscience

S'informer autrement

>ActuAnimaux clic gratuit sauver des animaux

 

>Actu Chômage le pôle emploi en apnée 

 

>Animal Liberation Front cessons l'exploitation animale

 

>Admistia presse indépendante corse

 

>AMAP fruits et légumes de saison de l'agriculture paysanne naturelle

 

>Amis de la Terre protéger l'homme et l'environnement 

 

>AntidoteEurope recherche biomédical sans test sur animaux

 

>Attac France un autre monde est possible

 

>Avaaz le monde en action pour les sans voix

 

>Casseurs de pub contre le diktat de la publicité

 

>Comité Anti Vivisection pour une science éthique et efficace 

 

>Comité de recherche et d'information indépendante du génie génétique

 

>Contre Grenelle de l'environnement dévoiler la mascarade des éco tartuffes

 

>Contre Grenelle 2 non au capitalisme vert

 

>Contre Grenelle 3 décroissance ou barbarie

 

>Dette publique notre argent pour le profit des banques

 

>Fédération de Lutte Anti Corridas

 

 >Human Rights Action  inscrire la DUDH dans les passeports des pays du monde

 

>InstitutEtudesEconomiqueSociales pour la Décroissance Soutenable

 

>Le mégalondon site qui dénonce les requins du sida

 

>L214 éthique et animaux 

 

>911NWO.INFO observatoire du nouvel ordre mondial

 

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